Interview Corporate

Préparer une interview vidéo professionnelle

Le guide complet pour une interview corporate crédible (Suisse romande)

Une interview vidéo réussie ne se gagne pas au moment où la caméra s’allume, mais dans les choix faits avant : intention, trame, coaching, lieu, son. Ce guide donne une méthode claire pour PME et grandes entreprises en Suisse romande (Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Valais, Jura).

Ecrit par

Kevin Chinelli

Temps de lecture

13

minutes

Publié le

mardi, 30 décembre 2025

30 décembre 2025

Interview Corporate

Préparer une interview vidéo professionnelle

Le guide complet pour une interview corporate crédible (Suisse romande)

Une interview vidéo réussie ne se gagne pas au moment où la caméra s’allume, mais dans les choix faits avant : intention, trame, coaching, lieu, son. Ce guide donne une méthode claire pour PME et grandes entreprises en Suisse romande (Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Valais, Jura).

Ecrit par

Kevin Chinelli

Temps de lecture

13

minutes

Publié le

30.12.25

Portrait studio d'une cliente de Snapshot Media

Propriété média : Snapshot Media

Portrait studio d'une cliente de Snapshot Media

Propriété média : Snapshot Media

Portrait studio d'une cliente de Snapshot Media

Propriété média : Snapshot Media

Avant-propos – Une interview “correcte” peut vous faire perdre des opportunités

Beaucoup d’entreprises pensent qu’une interview vidéo corporate se résume à poser quelques questions devant une caméra. C’est précisément ce qui produit ces vidéos propres, polies, sympathiques… et pourtant largement interchangeables. Le problème n’est pas qu’elles soient “mauvaises”. Le problème, c’est qu’elles ne prouvent rien. Elles ne lèvent pas une objection réelle, n’aident pas un décideur à se projeter, et n’accélèrent pas la décision.

En Suisse romande, où la confiance et la réputation jouent un rôle fort dans les relations B2B, l’interview vidéo est un raccourci de crédibilité — à condition d’être préparée comme un outil stratégique, pas comme un simple “contenu à publier”. Ce guide vous propose une méthode opérationnelle, pensée pour des équipes corporate (PME comme grandes entreprises), afin de réussir du premier coup et d’obtenir une vidéo réellement exploitable sur LinkedIn, votre site et vos campagnes.

Une interview vidéo corporate ne doit pas seulement “présenter” votre entreprise : elle doit réduire le doute et renforcer la décision.

1) Cadrer l’intention : ce que l’interview doit prouver (et à qui)

Si vous deviez ne retenir qu’un principe, ce serait celui-ci : une interview vidéo sans intention claire devient un discours généraliste. Et un discours généraliste, sur un marché concurrentiel, ne déclenche rien. Avant même de parler de caméras, de lumières ou de montage, commencez par clarifier l’usage exact de cette vidéo dans votre parcours de conversion.

1.1 Clarifier votre audience (pas “tout le monde”)

La première étape consiste à identifier votre audience réelle. Une interview n’a pas la même structure selon que vous vous adressez à un CEO, à une direction RH, à un responsable communication ou à un directeur des opérations. Demandez-vous qui doit se sentir rassuré après visionnage, et dans quel contexte de décision la vidéo intervient : découverte, comparaison, ou validation finale. Cette précision change le niveau de pertinence de tout le reste.

1.2 Choisir l’objection dominante à lever

Ensuite, choisissez une objection dominante à lever. La plupart des interviews “ratées” ne le sont pas parce qu’elles sont mal filmées, mais parce qu’elles tentent de tout dire. Au final, le spectateur ne retient rien et, surtout, ne se sent pas plus confiant qu’avant. Une objection claire joue le rôle de boussole : elle dicte le choix de l’intervenant, la trame des questions, les exemples à obtenir, et même les plans complémentaires à filmer. Typiquement, les objections B2B tournent autour de la capacité à livrer à l’échelle, de la robustesse de la méthode, de la différence réelle avec un concurrent, ou encore de la cohérence du rendu sur une équipe.

1.3 Formuler la promesse et l’action attendue

Enfin, formulez une promesse simple et une action attendue, en veillant à ce que ces phrases puissent être dites naturellement à voix haute. Si votre promesse sonne trop marketing dans votre tête, elle sonnera encore plus artificielle à l’écran. Dans votre cas, l’action attendue est claire : amener naturellement le lecteur à découvrir la page service “Interview vidéo corporate”, sans forcing, en l’amenant à comprendre que l’interview est un actif de crédibilité lorsqu’elle est correctement préparée.

Une intention claire, c’est une interview plus courte, plus crédible, et infiniment plus facile à diffuser.

2) Construire un angle éditorial : l’interview n’est pas une conversation, c’est une démonstration

Une interview vidéo corporate qui fonctionne n’est pas un échange “agréable”. C’est une démonstration structurée, même si elle doit rester fluide et humaine. Votre objectif n’est pas de donner une impression de proximité, mais de produire un signal de sérieux et de maîtrise qui réduit le doute.

2.1 Le triptyque “preuve – méthode – résultat”

Pour y parvenir, il est très efficace de construire l’interview autour d’un triptyque simple : une preuve, une méthode, un résultat. La preuve peut être un cas concret, une situation vécue, une contrainte réelle ou une erreur fréquente que vous savez résoudre. La méthode doit rendre visible votre façon de faire, de préférence sous forme d’étapes ou de principes concrets, parce que c’est ce qui différencie le plus fortement une entreprise structurée d’une entreprise “au talent”. Enfin, le résultat ne doit pas être une promesse vague ; il doit être formulé en bénéfice clair, idéalement illustré par une conséquence observable (temps gagné, risque réduit, complexité absorbée, meilleure adoption, etc.).

2.2 Écrire votre “thèse” en une phrase

Pour éviter de vous disperser, écrivez avant le tournage une “thèse” en une phrase, comme si vous deviez résumer l’interview sur LinkedIn. Cette phrase devient une garde-fou : si une question ne sert pas cette thèse, elle affaiblit l’interview. C’est une discipline simple, mais c’est exactement ce qui sépare un contenu “gentil” d’un contenu utile.

Une interview forte se reconnaît à une chose : elle a une colonne vertébrale, même si elle reste naturelle.

3) Choisir l’intervenant : la crédibilité ne se mesure pas à l’aisance caméra

Dans le monde corporate, on confond souvent aisance et crédibilité. Ce n’est pas la même chose. Une personne très à l’aise à l’oral peut produire une interview énergique… mais peu consistante. À l’inverse, un expert plus réservé peut paraître extrêmement crédible s’il est bien guidé, parce qu’il parle avec précision, simplicité et sincérité.

3.1 Légitimité, clarté, sincérité : les trois critères

Pour sélectionner le bon intervenant, pensez d’abord à la légitimité. Le spectateur doit sentir que la personne parle de ce qu’elle fait réellement, pas de ce qu’elle a entendu dire. Ensuite, regardez la capacité à être clair : si l’intervenant s’exprime exclusivement en jargon interne, vous risquez de rassurer les experts… et de perdre les décideurs. Enfin, privilégiez la sincérité. En vidéo, le spectateur détecte très vite la récitation ou le vernis. Une parole simple, ancrée dans des exemples, est presque toujours plus convaincante qu’un discours parfaitement “corporate”.

3.2 Cas des interviews d’équipe : cohérence et complémentarité

Dans les projets d’équipe, une difficulté supplémentaire apparaît : la cohérence globale. Si chaque intervenant utilise des termes différents pour parler de la même réalité, vous créez une perception de flou. Il est préférable d’aligner à l’avance quelques éléments de vocabulaire et une promesse commune, puis de répartir les preuves et les exemples entre les personnes, plutôt que de faire trois interviews qui racontent la même chose de trois manières contradictoires.

Votre meilleure “direction d’acteur”, c’est de choisir la bonne personne et de lui donner un cadre clair.

4) Préparer l’intervenant sans le “script-er” : le juste milieu entre naturel et précision

La préparation ne doit pas transformer votre intervenant en acteur. Elle doit lui donner un cadre suffisamment clair pour qu’il puisse être naturel, tout en restant précis. Le piège, ici, c’est la fausse sécurité du script mot à mot : elle rassure sur le papier, mais elle se voit à l’image. À l’inverse, l’absence totale de préparation donne souvent des réponses longues, floues, et difficiles à monter.

4.1 La fiche-brief : une page qui évite 80% des dérives

Une fiche-brief d’une page est généralement suffisante, à condition qu’elle soit bien faite. Elle doit rappeler l’objectif, l’objection à lever, la cible, les thèmes à aborder, la durée visée, les canaux de diffusion, et surtout deux ou trois exemples concrets à mobiliser. Sans exemples, l’intervenant finit presque toujours par retomber dans des généralités.

4.2 Coaching express : les réglages qui “calment” la caméra

Le jour du tournage, un coaching express change radicalement la qualité du rendu, parce qu’il réduit les signaux de stress que la caméra amplifie. Une posture stable, des épaules ouvertes, une respiration basse et un débit légèrement ralenti donnent immédiatement une impression de maîtrise. Le regard doit être décidé à l’avance : soit vers l’interviewer, soit vers l’objectif, mais pas entre les deux. Enfin, la règle la plus libératrice est celle-ci : vous avez le droit de reprendre une phrase. Il ne s’agit pas de refaire l’interview, il s’agit de sécuriser une formulation propre, ce qui rend le montage plus rapide et l’intervenant plus détendu.

4.3 Tenue et détails : ce qui parasite sans prévenir

Côté tenue, la vidéo est plus exigeante qu’on ne le pense. Les micro-motifs peuvent créer du moiré, les tissus brillants captent la lumière de manière peu flatteuse, et certains accessoires produisent des bruits parasites qui obligent à recommencer. L’objectif est simple : rien ne doit détourner l’attention du message.

Une interview naturelle n’est pas une interview “au hasard”. C’est une interview préparée sans récitation.

5) Sécuriser l’exécution technique : si le spectateur “voit” la technique, vous perdez en crédibilité

Une interview vidéo corporate doit donner l’impression que rien ne s’interpose entre la personne et son message. Dès que le spectateur est distrait par un son médiocre, une lumière étrange ou un cadrage qui ressemble à une webcam, la qualité perçue baisse — et avec elle, votre crédibilité.

5.1 Le son : votre premier KPI de confiance

Le point le plus important est le son. Vous pouvez tolérer une image moins “cinéma”. Vous ne pouvez pas tolérer un son qui fatigue. Concrètement, cela signifie choisir un lieu calme, couper les sources de bruit si possible, et tester systématiquement au casque avant de lancer. Dans des environnements de bureau à Genève ou Lausanne, les salles vitrées sont souvent un piège : elles réverbèrent et laissent passer les bruits de circulation. Une pièce plus “douce” (tissus, mobilier, moquette) donne souvent un résultat nettement supérieur.

5.2 La lumière : stable, douce, lisible

La lumière, ensuite, doit être simple et stable. L’objectif n’est pas d’éblouir, mais de rendre le visage lisible, avec du volume. Une source douce latérale, un léger remplissage et un sujet décollé du fond suffisent dans la majorité des cas. En Suisse romande, selon les bâtiments et les saisons, la lumière naturelle peut varier fortement ; c’est pourquoi le contrôle d’une source principale stable est souvent ce qui fait la différence.

5.3 Le cadrage : pensé pour les usages réels

Le cadrage, enfin, doit être pensé pour les usages réels. Une interview est rarement consommée uniquement en 16:9 sur un site. Vous voudrez en extraire des formats LinkedIn, parfois carrés ou verticaux. Il faut donc cadrer de façon à permettre un recadrage propre, sans se retrouver à “couper” le visage ou à déformer la posture.

5.4 Le B-roll : ce qui transforme une “tête qui parle” en preuve

Et surtout, ne sous-estimez pas le rôle du B-roll. Sans plans complémentaires, vous n’avez qu’une tête qui parle. Avec du B-roll, vous ancrez la parole dans des preuves visuelles : gestes métier, détails d’outils, environnement de travail, interactions, éléments de marque. Ce sont ces plans qui rendent l’interview plus crédible, plus vivante, et bien plus facile à monter.

Le son vend votre sérieux. Le B-roll vend votre réalité.

6) Écrire des questions qui déclenchent des réponses concrètes

Une interview corporate ne se gagne pas avec des questions “sympas”. Elle se gagne avec des questions qui forcent la précision. L’objectif est d’obtenir des réponses montables, donc courtes, denses, et illustrées.

6.1 Les questions qui font sortir du “général”

Les meilleures questions sont celles qui poussent l’intervenant à raconter une situation réelle, puis à expliciter la méthode et le résultat. Une formulation simple consiste à demander un cas concret, puis à relancer sur le “comment”, puis à conclure sur l’impact. Et pour éviter le jargon, préparez des relances qui ramènent au terrain : “Concrètement, ça veut dire quoi ?”, “Vous avez un exemple récent ?”, “Qu’est-ce que ça change pour le client la semaine prochaine ?”.

6.2 Les relances qui sauvent une interview

Cette mécanique paraît basique, mais elle est redoutablement efficace. Elle transforme une interview en démonstration, et non en discours.

Une bonne question n’obtient pas une opinion. Elle obtient une preuve.

7) Organiser le tournage pour “sauver” le montage

Un tournage bien organisé est un montage plus rapide, plus propre et moins coûteux. À l’inverse, une interview tournée en continu, sans segmentation, devient souvent une matière lourde, avec des hésitations difficiles à corriger et un rythme difficile à resserrer.

7.1 Tourner par segments : la méthode la plus rentable

Une approche pragmatique consiste à tourner par segments de vingt à quarante secondes. Si une phrase accroche, vous la refaites immédiatement. Vous gardez également quelques secondes de silence avant et après chaque segment, ce qui facilite énormément les coupes et rend le montage plus fluide.

7.2 La phrase courte finale : votre meilleur “extrait LinkedIn”

En fin d’interview, il est particulièrement utile de demander une version très courte du message, en une phrase. Cette phrase sert souvent d’accroche pour LinkedIn, de chapitrage, ou de “hook” pour les extraits.

Vous ne gagnez pas du temps en tournant plus vite. Vous gagnez du temps en tournant plus “montable”.

8) Post-production et diffusion : décider avant de tourner, pas après

Beaucoup d’entreprises tournent une interview et se demandent ensuite comment l’utiliser. Résultat : une publication unique, puis la vidéo s’endort dans un dossier. Pour éviter cela, vous devez penser “pack de diffusion” dès l’écriture.

8.1 Déclinaisons : une interview, plusieurs usages

Cela signifie prévoir une version maître destinée au site ou à YouTube, mais aussi plusieurs extraits courts adaptés à LinkedIn. Cela implique également de produire des sous-titres, parce qu’une grande partie des usages LinkedIn se fait sans le son.

8.2 Mesure : suivre ce qui compte vraiment

Enfin, cela suppose d’anticiper la mesure : si l’objectif est d’amener vers une page service, il est pertinent d’utiliser des liens trackés (UTM) et de suivre au minimum la rétention, le taux de clic et les actions générées. Sans ces indicateurs, vous ne saurez jamais si l’interview a réellement renforcé votre acquisition.

Une vidéo qui ne se décline pas est une vidéo qui s’épuise. Une vidéo qui se mesure est une vidéo qui progresse.

En résumé

Préparer une interview vidéo professionnelle consiste moins à “faire de la vidéo” qu’à construire une preuve claire et rassurante. Quand l’intention est nette, qu’une objection précise est levée, et que l’intervenant est guidé sans être scripté, l’interview devient un outil de crédibilité immédiat. En sécurisant le son, la lumière, le cadrage et le déroulé par segments, vous obtenez une matière simple à monter et à décliner. Et en pensant la diffusion avant le tournage, vous transformez une seule interview en plusieurs actifs prêts pour LinkedIn, votre site et vos campagnes, au lieu de produire un contenu isolé qui ne vit qu’une fois.

Une interview corporate réussie, c’est une conversation préparée comme un actif : claire, crédible, et exploitable.

En résumé

En résumé

En résumé

Une interview vidéo réussie n’est pas une question de chance : c’est le résultat d’un cadrage éditorial net, d’un coaching simple et d’une exécution technique maîtrisée. Avec des déclinaisons pensées dès l’écriture, vous obtenez des actifs qui travaillent pour vous sur tous les canaux.

👉 Découvrir la page service “Interviews vidéo corporate” de Snapshot Media et voyez comment on prépare, tourne et livre des interviews prêtes à être publiées, pour les entreprises en Suisse romande.

A propos de l'auteur

Kevin Chinelli

Autodidacte et passionné du monde numérique, je me suis formé au fil de ma vie à divers domaines tels que la photographe, la vidéo, le graphisme et la création de site web.

Aujourd'hui, au travers de Snapshot Media, j’accompagne entreprises et indépendants en Suisse Romande dans la création de leur contenu, avec des images crédibles, pensées comme de vrais actifs de marque.

Ecosystème

Ce que nous faisons

logo snapshot media

Snapshot Media conçoit et produit des contenus visuels pensés comme un écosystème complet, et non comme des prestations isolées.

Nous intervenons sur l’ensemble de votre image : photographie, vidéo, webdesign ou encore identité visuelle, avec une vision globale dès le départ.

L’objectif : créer des supports qui se renforcent entre eux, racontent une histoire claire et servent concrètement vos objectifs de crédibilité, d’engagement et de conversion.

Nos services sont faits pour vous si…

Nos prestations s’adressent aux entreprises et professionnels qui considèrent leur image comme un investissement stratégique, et non comme une simple formalité.

Vous êtes dirigeant·e ou indépendant·e en Suisse romande

Vous utilisez la communication en ligne comme levier commercial

Vous voulez une image professionnelle cohérente sur 24–36 mois

Vous cherchez un interlocuteur unique capable de piloter votre stratégie

Blog

Découvrez d'autres articles

Blog

Découvrez d'autres articles

alt=""

Faisons briller votre marque

Photographie, vidéo, webdesign, graphisme… on s’occupe de créer le contenu qui attire et engage vos clients.

alt=""

Faisons briller votre marque

Photographie, vidéo, webdesign, graphisme… on s’occupe de créer le contenu qui attire et engage vos clients.

alt=""

Faisons briller votre marque

Photographie, vidéo, webdesign, graphisme… on s’occupe de créer le contenu qui attire et engage vos clients.